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Deux magistrats ont touché plus de 2,6 millions de PA Child Care
Washington -- Deux juges américains ont admis avoir touché plus de 2,6 millions de dollars de la part de prisons privées en envoyant pendant des années de jeunes mineurs en détention ou en camp disciplinaire pour des délits sans rapport avec leur peine.
AFP
Édition du mardi 17 février 2009
http://www.ledevoir.com/2009/02/17/234257.html?fe=6156&fp=94452&fr=133391
es plaintes en nom collectif s'accumulent contre ces deux juges de Pennsylvanie qui ont reconnu devant la justice la semaine dernière, avoir «conclu un accord pour garantir la fourniture de jeunes délinquants» auprès d'une société privée d'exploitation de prisons, PA Child Care.
Les juges Mark Ciavarella et Michael Cohahan sont accusés de conspiration pour fraude contre les États-Unis devant un tribunal fédéral de Pennsylvanie.
Les familles
Une organisation de défense des jeunes devant la justice, le Juvenile Law Center, basée à Philadelphie va déposer en fin de semaine les plaintes de plusieurs dizaines de familles, après qu'elles eurent appris que leur enfant avait été envoyé injustement en détention, a indiqué une porte-parole hier. Plusieurs plaintes de familles ont déjà été déposées séparément.
Au total, plus de 5000 adolescents ont été reconnus coupables au cours de cette période par les deux juges qui opéraient dans le comté de Luzerne, une ancienne région minière pauvre à majorité blanche. Et plus de 2000 ont été envoyés en détention, a précisé Marie Roda, porte-parole du Juvenile Law Center.
Issus de familles dévaforisées et peu instruites, «les jeunes étaient des cibles faciles. Beaucoup d'entre eux n'avaient même pas d'avocats et quand ils demandaient un avocat commis d'office, on leur disait qu'il faudrait attendre des semaines», en prison, a-t-elle indiqué. Les jeunes avaient entre 13 et 18 ans.
Le jugement
En reconnaissant leur culpabilité, les deux juges, qui ont été laissés en liberté, ont admis risquer un minimum de sept ans de prison. Le juge fédéral peut toutefois les condamner à une peine supérieure, allant jusqu'à 25 ans de détention. Leur jugement ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois. La Cour suprême de Pennsylvanie a nommé mercredi un juge spécial, issu d'une autre région, qui va revoir tous les cas traités par ces juges corrompus.
Parmi les cas reçus en témoignage par l'association Juvenile Law Center, figurent ceux d'un jeune garçon envoyé neuf mois en détention pour avoir volé un flacon d'épices de noix de muscade d'une valeur de quatre dollars, d'un autre jeune condamné à trois mois pour avoir volé de la menue monnaie dans une voiture ou encore celui d'un garçon de 13 ans envoyé en camp de redressement plusieurs week-ends pour avoir exploré un bâtiment désaffecté.
Dans de nombreux cas, les jeunes étaient envoyés dans des centres pénitentiaires loin de leurs familles et souvent malgré l'avis contraire des juges d'application des peines.
La question se pose
Ces comportement rappel beaucoup la conduite qui caractérise la majorité des juges de la dite protection de l'enfance Québécois. Puisque les Centres jeunesse sont des entreprise d'emprisonnement et d'exploitation de l'enfance, on peut crainde à très juste titre le même type de corruption.