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«Le message que nous lançons, c’est que nous sommes une ressource sérieuse dotée d’une équipe multidisciplinaire ayant à cœur le bien-être des résidants», souligne la directrice Josée De Serre, directrice clinique également.
Détentrice d’un baccalauréat en administration des affaires et en psychologie toxicomanie, Mme De Serre possède également une maîtrise en programmation neurolinguistique.
Comme le signale Louis Plourde, Josée De Serre représente le pivot, la pierre angulaire de La Maison de la rivière. La directrice provient de la Maison Radisson à Trois-Rivières, dédiée à la population carcérale. Mme De Serre y a développé tous les programmes de réinsertion sociale. Un encadrement constitue un gage de réussite. «La majorité des personnes qui réussissent leur réinsertion ont été suivies. Ces personnes doivent apprendre à se réapproprier leur vie», mentionne-t-elle.
«Avec l’expérience de Josée, on peut juger si les résidants sont prêts à sortir», ajoute Louis Plourde. «Il s’agit d’une préparation d’un retour à la vie», renchérit Josée. Et quand se termine le séjour au centre se déroule une cérémonie symbolique où le résidant brûle son passé, signe qu’il entreprend une nouvelle vie.
Proposant un milieu propice à un nouveau départ, un milieu sécuritaire, surveillé en tout temps, La Maison de la rivière peut accueillir, dans ses 28 chambres, 36 résidants pour une durée de séjour variant de 28 jours à 6 mois, et même davantage, selon les besoins. Actuellement, sept résidants séjournent au centre.
En plus du personnel qualifié, le centre compte aussi sur des personnes ayant une solide expérience de vie. «Ces personnes ont une écoute et une compréhension de la problématique. C’est aussi important qu’un diplôme», note Louis Plourde, engagé depuis neuf ans en relation d’aide, ayant notamment passé cinq ans au Réseau de prévention suicide des Bois-Francs et deux ans à la Maison du lac à Inverness.
La Maison de la rivière tient à assurer un service personnalisé. «Dans ce domaine, c’est du cas par cas, observe Josée De Serre. On ne peut appliquer la même méthode pour tous et il n’y a pas de recette toute faite. Nous cuisinons ce qu’il faut pour chacun, selon ses réalités, ses forces et ses faiblesses. Nous devons faire éclore la petite étincelle, trouver ce qui les allume.»
Les intervenants du centre, comme Louis, n’hésitent pas à accompagner les résidants que ce soit pour une rencontre avec la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ou pour un accompagnement à la Cour, par exemple.
La Maison de la rivière travaille, par ailleurs, de concert avec des organismes du milieu. «Nous nous entourons de personnes qui nous soutiennent dans ce que nous faisons, comme Fernand Noël qui fait partie de notre conseil d’administration, formé aussi d’un avocat et d’un notaire, entre autres», souligne la directrice.
Le centre est en attente de sa certification, ayant adressé sa demande le 14 octobre au ministère de la Santé et des Services sociaux. Des représentants du gouvernement doivent visiter les lieux en janvier.
On peut contacter La Maison de la rivière en composant le 819 357-3310 ou un numéro sans frais 1 877 357-3310.