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Une autre catastrophe signée DPJ


Le corps de Martin Houle a été retrouvé sans vie

Drame familial à Saint-Edmond. Mardi, vers midi, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont retrouvé le corps de Martin Houle, âgé de 37 ans. La dépouille gisait dans un boisé situé à environ un kilomètre du foyer d’incendie qui a coûté la vie à deux de ses trois enfants.

Caroline Lepage
Publié le 3Mai 2011
http://www.journalexpress.ca/Actualites/Faits-divers/2011-05-03/article-2474362/Le-corps-de-Martin-Houle-a-ete-retrouve-sans-vie/1 

Des marcheurs ont fait la macabre découverte de ce corps inanimé, qui portait visiblement des traces de blessures et de brûlures. Ces éléments permettent de faire un lien cohérent entre la mort de ses enfants retrouvés calcinés dans la camionnette qu’il aurait abandonnée, en flammes, et son propre décès.
La Sûreté du Québec continuera son enquête pour déterminer si la mort de Martin Houle est causée par l’incendie ou par des blessures qu’il se serait infligées par la suite.

Les informations tendent à démontrer qu’un double meurtre suivi d’un suicide est au cœur de cette tragédie.
Selon des proches, M. Houle éprouvait de graves problèmes financiers et personnels qui perduraient depuis sa rupture avec la mère de ses enfants.
L’homme de 37 ans s’était fait confier la garde de ses trois jeunes par la Direction de la protection de la jeunesse, qui jugeait que la mère aurait pu mettre la sécurité des enfants en danger.

Encore une fois, il y a a

Encore une fois, il y a a quelque-part un de ces idiots de juges du tribunal de la jeunesse qui est DIRECTEMENT responsable du meurtre de ces deux enfants, mais qui va s`en laver les mains comme d`habitude....même pas d`excuse de ce salopar pour avoir littérallement tué deux enfants. Non mais, des fois j`me demande si ces gens là ont une âme comme vous et moi....

Quand une victime décide d'aller jusqu'au bout…

Le CAVAC Centre-du-Québec a récemment donné la parole à une femme courageuse qui a raconté le processus judiciaire qu'elle a traversé après avoir déclaré, devant la justice, avoir été violentée par le père de ses enfants et sa belle-mère. Même si le verdict ne lui a pas donné entièrement raison, celle-ci insiste sur l'importance d'aller jusqu'au bout…
 

Caroline Lepage
Publié le 11 Juin 2010
http://www.journalexpress.ca/Actualites/Faits-divers/2010-04-21/article-1262694/Quand-une-victime-decide-daller-jusquau-bout…/1

 

Si Annie Lampron a accepté, mercredi, de raconter son histoire devant plus de 100 personnes, ce n'est pas parce qu'elle en est fière.

Cette mère de trois enfants qui se décrit comme une personne fonceuse, sachant ce qu'elle veut, admet avoir honte d'avoir été victime, surtout que les agressions qu'elle a subies sont survenues après qu'elle ait appris qu'elle était cocue. À la suite de cette annonce, cette infirmière s'est dirigée chez sa belle-mère pour aller chercher ses enfants, au terme d'une nuit où elle avait travaillé à l'urgence.

Mais la mère de son conjoint n'entendait pas la laisser partir aussi facilement et l'a attaquée physiquement. «Elle a déchiré mon uniforme. Elle a lancé un couteau à moins d'un mètre de mon fils, etc.», a relaté Mme Lampron. Devant l'agression, celle-ci dit avoir figé.

C'est alors que son conjoint de l'époque est arrivé. «Il ne m'a pas frappée. Je n'ai pas eu de séquelles physiques, mais il m'a serrée au cou au point que je n'étais plus capable de bouger et de respirer… devant les yeux de mes enfants», a-t-elle raconté. Ébranlée, Annie Lampron s'est adressée à une connaissance qui travaille comme enquêteur. «Si tu portes plainte, ce ne sera pas facile. La défense va essayer de te salir. Le système judiciaire n'est pas parfait… et ça ne finit pas toujours comme on veut», l'aurait-elle prévenue.

Or, Annie Lampron considérait n'avoir rien à se reprocher, si ce n'est de n'avoir jamais eu la langue dans sa poche.
Elle décide de plonger
Si cette victime a finalement décidé d'aller de l'avant, c'est pour ses enfants. Elle voulait prêcher par l'exemple.
Une fois sa plainte déposée, les policiers ont procédé à l'arrestation de son ancien conjoint et de sa belle-mère. Même si aucun des deux n'avait le droit de l'approcher, divers moyens ont été déployés pour l'encourager à retirer sa plainte. Par exemple, elle les a vus passer devant son domicile plusieurs fois par jour.

Cependant, son coup de grâce est survenu lorsqu'elle a vu des policiers et des intervenants de la Direction de la protection de la jeunesse (DJP) pénétrer son domicile.

Le père de ses enfants aurait communiqué avec ces instances, se disant inquiet qu'elle le tue ainsi que leur progéniture pour ensuite s'enlever la vie.

Annie Lampron a donc été transportée d'urgence à l'hôpital, alertant ainsi tout le voisinage. À son arrivée à l'urgence, des collègues l'ont reconnue et l'ont questionnée. «J'ai répété que je ne voulais pas me suicider», a-t-elle indiqué clairement. À son retour à la maison, elle a constaté qu'elle était seule : ses enfants avaient été placés chez leur père par la DPJ.
Faire face à la justice
Même si les procédures judiciaires lui ont coûté son emploi, en raison des absences répétées que ses démarches nécessitaient, Mme Lampron ne regrette rien.
Elle dit avoir été bien accompagnée, tantôt par ses proches, tantôt par le CAVAC. Elle s'est aussi sentie écoutée par le juge, même si celui-ci a finalement acquitté ses agresseurs. Ce verdict, elle l'accepte aujourd'hui, sachant que le récit de ses agressions, faute de témoins, ne pouvait s'inscrire hors de tout doute raisonnable. Cependant, elle n'excuse rien.

Elle compare le processus judiciaire à un accouchement. «Une fois que c'est enclenché, on fait face à l'inconnu et on ne sait pas comment ça va se passer, mais ça nous rend meilleurs et on est fiers de nous», conclut-elle.

Les enfants pris en otage des deux côtés DPJ blamée

Un divorce difficile serait au centre du drame familial à Saint-Edmond-de-Grantham.
Lundi, deux enfants, une fillette de 18 mois et un garçon de 8 ans, ont été retrouvés dans un véhicule incendié à Saint-Edmond-de-Grantham.
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/faitsdivers/archives/2011/05/20110504-111231.html
Mardi, le père de famille, Martin Houle, a été trouvé mort à un kilomètre de la résidence. Il est soupçonné d'avoir mis le feu à la camionnette et était recherché par la Sureté du Québec. La mère et son enfant de six ans, qui a survécu au drame, reposent à l'hôpital.
Mercredi, Claude Poirier, à l'émission le Vrai négociateur, a parlé à un ami du père et une amie de la mère. Tous deux ont dépeint un divorce difficile et complexe.
«J'ai suivi leur séparation de A à Z, a confié l'ami de Martin Houle. Il n'y a aucun rapport là-dedans. Il y a eu beaucoup de terreur du côté de son ex. Elle prenait les enfants pour qu'il n'ait plus d'avenir. Elle l'a lavé. C'était vraiment un combat.»
L'ami a indiqué que l'homme «ne voyait plus de lumière au bout du tunnel. Ça faisait un an qui ne dormait plus. » Le père venait d'obtenir la garde complète des enfants puisqu'il «avait peur pour ses enfants et pour sa vie.»
De plus, l'ami a ajouté que «souvent, elle pouvait les voir six heures par semaine et elle ne venait pas les chercher.»
Le père aurait toujours «accepté la séparation», indique l'ami. Seule la relation avec sa nouvelle copine l'a aidé. Mais, «ils se sont laissés dimanche.»
«Une situation biaisée»:amie de la mère
Une amie de la mère, a voulu éclaircir certains propos, indiquant que «c'est plutôt le contraire qui est arrivé. On l'a dépeint comme une femme instable, troublée.»
Elle a expliqué que la mère payait «une pension alimentaire exorbitante » et pour « la faillite de Martin Houle. Elle a payé plus de 25 000 $ pour lui. » Infirmière, elle n'arrivait plus à défrayer ces sommes, auxquels s'ajoutaient, depuis 2008, les frais d'avocats.
L'amie a confirmé que la mère pouvait voir ses enfants, seulement sous la supervision de la DPJ. « Sa garde lui avait été retiré par le père. Il disait qu'il craignait que Mme Lampron se suicide et assassine ses enfants. »
Elle a toutefois déploré l'intervention de la DPJ, qu'elle a qualifiée de «cafouillage» et de «situation biaisée.»
Voici une Entrevue avec un amie du père et une amie de la mère.

Drame à Saint-Edmond-de-Grantham

(Saint-Edmond-de-Grantham) Le corps du père des enfants retrouvés morts hier dans une camionnette incendiée à Saint-Edmond-de-Grantham vient d'être retrouvé sans vie à un kilomètre des lieux de la tragédie.

Hugo Meunier

La Presse le 03 mai 2011

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/les-patrouilleurs/201105/03/01-4395696-drame-a-saint-edmond-de-grantham-le-pere-retrouve-sans-vie.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS2

Les policiers de la Sûreté du Québec ont... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse)

 

Vers midi, les policiers de la Sûreté du Québec ont repéré le corps de Martin Houle, 37 ans, dans un boisé. Sa dépouille portait des blessures importantes, notamment des brûlures. «Ses blessures sont cohérentes avec les événements d'hier», a souligné le sergent Louis-Phillipe Ruel de la SQ. On ignore si l'homme a succombé à ses blessures d'hier ou s'il s'en était infligé de nouvelles par la suite.

 

Martin Houle serait l'auteur du terrible drame familial qui secoue actuellement cette municipalité rurale du Centre-du-Québec, située à proximité de Drummondville.

Cette triste histoire a débuté hier matin par la découverte des corps de deux enfants en bas âge -une fillette de 18 mois et un garçon d'environ huit ans- dans la carcasse calcinée d'une camionnette. Le véhicule se trouvait dans un boisé situé sur le 8e rang, au fond d'une terre agricole située à l'abri des regards. Un troisième enfant, âgé de 6 ans, est parvenu à s'extirper du véhicule en flammes, avant d'être pris en charge par des gens du voisinage. Le bambin a subi des brûlures sérieuses, notamment aux mains et au visage, mais sa vie n'est pas en danger.

Le père de famille aurait tenté de s'enlever la vie dans la camionnette en même temps que ses enfants, pour finalement prendre la fuite au dernier moment. Il aurait allumé le brasier à l'aide de bonbonnes de gaz propane.

Après la découverte des corps des enfants, la SQ a mobilisé de nombreux effectifs pour retrouver le père. «L'homme est possiblement blessé», a indiqué mardi matin le sergent Louis-Philippe Ruel. Un hélicoptère survolait la scène, pendant que des équipes au sol ratissaient un boisé de quelques kilomètres dans lequel le fugitif se serait engouffré. «Les policiers ont même poursuivi les recherches avec des lunettes de vision de nuit», a ajouté le sergent Ruel. Des policiers en VTT quadrillent également le secteur.

Pendant que les policiers poursuivaient leur chasse à l'homme, la petite municipalité de 600 âmes est quant à elle secouée par le drame.

Gilles Courchesne était dans sa maison en bordure du 8e rang lorsqu'un voisin a frappé à sa porte hier matin. Par la fenêtre donnant sur sa cour, il apercevait un panache d'épaisse fumée noircir le ciel au bout de son terrain. «Mon voisin m'a demandé une serviette d'eau froide pour soulager le jeune garçon», a raconté M. Courchesne.

Des champs de maïs s'étendent à perte de vue autour de chez lui. La camionnette en flammes se trouvait sur une érablière appartenant vraisemblablement à la famille des victimes. «Cette famille est très connue ici et possède beaucoup de terres. Le père des enfants venait apparemment de se séparer et avait obtenu la garde des enfants. C'est toujours eux qui paient au bout», rage M. Courchesne, flanqué de ses deux jeunes enfants. «J'en parle et j'ai des frissons partout sur le corps », a ajouté le voisin.

En début d'après-midi, plusieurs proches étaient réunis à une érablière appartenant à la famille des victimes. Un des membres de la famille a clairement fait savoir aux médias qui débarquaient sur place qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Une réaction normale dans les circonstances.

Un peu plus loin, là où s'est joué le drame la veille, un ami de Martin Houle venait d'apprendre la mort de ce dernier. Sans mot, il n'a pas voulu s'étendre sur les circonstances qui ont mené à une telle horreur. «C'est une accumulation...», a simplement laissé tomber l'homme, avant de quitter les lieux en trombe au volant de son camion.

Si la traque des policiers est terminée, l'horreur, l'incompréhension et l'impuissance ne font que commencer pour les proches.

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