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Un adolescent s'est suicidé la semaine dernière dans un centre de réadaptation de la Direction de la protection de la jeunesse en Montérégie.
le jeudi 16 juin 2011
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/06/16/004-dpj-monteregie-suicide.shtml
Il s'agit du troisième cas de suicide en un an et demi parmi les jeunes placés sous la responsabilité du Centre Jeunesse de la Montérégie.

Ce dernier suicide, celui d'un adolescent de 15 ans, s'est produit au Centre de réadaptation de Chambly, sur la Rive-Sud de Montréal.
Un autre jeune avait posé le même geste avant lui, dans le même centre de réadaptation, en octobre dernier. Et une adolescente de 16 ans s'est suicidée dans une famille d'accueil de la région en décembre 2009.
Ces trois jeunes étaient tous placés sous la responsabilité du Centre Jeunesse de la Montérégie.
Pas de liens avec l'engorgement, assure la direction
La direction, qui est débordée en raison d'une hausse importante de signalements à la DPJ dans la région, refuse de lier ces suicides à la situation de débordement.
Camil Picard, directeur général du Centre jeunesse de la Montérégie, explique que l'un des suicides s'est produit avant les problèmes d'engorgement et que les jeunes qui ont mis fin à leurs jours étaient placés dans des unités régulières, avec du personnel régulier.
L'enquête interne réalisée sur les deux premiers suicides a indiqué qu'ils auraient été causés surtout par des évènements survenus dans la vie familiale des deux jeunes.
Le syndicat, de son côté, ne croit pas non plus qu'il y ait un lien entre les suicides et l'engorgement ponctuel vécu en ce moment. Mais la présidente du syndicat, Line Beaulieu, s'inquiète tout de même pour ces jeunes.
« D'en avoir trois de façon rapprochée, ça soulève des inquiétudes. Il y a lieu de vérifier que tous les programmes cliniques ont pu être appliqués et j'espère que le coroner saura répondre », déclare Mme Beaulieu.
Selon les donnés de l'Association des Centres jeunesse, il y a eu 5 suicides dans l'ensemble des Centres jeunesse du Québec en 2010-2011, et un seul l'année précédente.
D'après un reportage de Caroline Jarry
Les centres jeunesse grands irresponsables comme d'habitude
MONTRÉAL – Le suicide de James Dassonville survenu en mars dernier, alors qu’il résidait au Centre jeunesse Mont Saint-Antoine à Montréal, n’est pas attribuable au Centre, ni aux éducateurs, selon un rapport rendu public mercredi.
Agence QMI
TVA Nouvelles
17/08/2011 21h30
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/08/20110817-213007.html
À l’âge de 17 ans, le garçon s’est enlevé la vie dans sa chambre à l’aide d’un crochet et des bas.
«Le jeune était suivi, il avait des suivis psychologiques, a dit la coroner Catherine Rudel-Tessier. Il y avait un bon encadrement pour ce jeune homme. Malheureusement, ces jeunes ne sont pas en prison. Ils ne sont pas surveillés avec des caméras 24 heures sur 24, toutes les minutes.»
Aussitôt découvert, l'adolescent a été conduit à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Sa mort cérébrale a été constatée cinq jours plus tard, soit le 11 mars.
Sa mère n'a pas vu venir le coup. «Il ne m'a jamais dit qu'il voulait s'enlever la vie, a dit Jeanne Dassonville. Jamais, jamais, jamais, jamais. Même ses amis n'y croyaient pas.»
James Dassonville n'était pas en garde fermée, mais en protection. Les intervenants faisaient une ronde toutes les 15 minutes. L'adolescent a été pris en charge par la DPJ dès l'âge de trois ans.
Santé mentale en cause
Dans son rapport, la coroner Catherine Rudel-Tessier a indiqué que James Dassonville avait depuis un mois des pensées suicidaires. Mais selon un psychiatre, il avait décidé de se prendre en main.
James avait fait une tentative de suicide au début du mois de mars, lors d’une fugue, cette fois-là, avec des médicaments. Il avait ensuite demandé de l'aide. Il a reçu son congé de l'hôpital Saint-Luc quelques heures après son arrivée.
Selon la mère du jeune homme, le fait d'avoir été ballotté dans 17 familles d'accueil ou centres jeunesse n'a pas aidé. «Ça l’a fait de lui un enfant instable», a dit sa mère, qui croit que la DPJ aurait pu faire davantage pour son fils.
Depuis 2006, 10 jeunes se sont suicidés dans les centres jeunesse du Québec. Un jeune sur trois a déjà fait une tentative de suicide. Chloé Gaumont, chercheuse pour les centres jeunesse du Québec, a réalisé une importante étude sur le sujet. «Près d'un jeune sur deux aurait une problématique de santé mentale diagnostiquée», a-t-elle révélé.
Le Centre jeunesse Mont Saint-Antoine n’a pas voulu commenter la sortie du rapport. Il a toutefois confirmé qu’il n’y a plus de crochets dans les chambres.