0 Les voleurs d'enfance | Assez du DPJ

Les voleurs d'enfance

LES VOLEURS D'ENFANCE

  

        Les voleurs d'enfance, c'est le côté noir de l'humain, la violence et la perversion. Les voleurs d'enfance, c'est le combat des victimes contre le silence et la manipulation. Les voleurs d'enfance, c'est la façon dont l'État intervient au nom de la protection des enfants. Les voleurs d'enfance, c'est un film qui montre les blessures cachées et le silence complice qui malheureusement font partie de notre société contemporaine.

 http://www.radio-canada.ca/television/notre_cinema/nos_films/synopsis.asp?film=13

Mot de Paul Arcand, scénariste et réalisateur

Il y a un an, nous avons amorcé notre travail de recherche afin d’établir les paramètres de notre documentaire. C’était sans savoir ce que nos multiples rencontres sur le terrain nous permettraient de découvrir. Après chaque entrevue, une nouvelle piste s’offrait à nous. Un mot échappé dans une conversation ou une image au départ banale allaient servir de carburant.

Le Québec n’est pas tellement différent des autres sociétés modernes. Taire les comportements honteux, camoufler les taches de notre histoire et fermer les yeux sur la violence dont ont été victime les enfants dans un rang perdu, dans un simple logement ou dans une résidence cossue.

Et puis, une loi votée il y a plus de 25 ans devait changer les choses. Des comportements et des pratiques se sont installés dans le réseau de l’État mandaté pour protéger les enfants. Et petit à petit, on a appris à justifier l’injustifiable. À tolérer ce qui n’avait, et n’a toujours, aucun sens. L’État a toujours une bonne raison. Une explication froide et logique entérinée par la machine bureaucratique.

Heureusement, il y a encore des gens qui osent parler. Des gens de cœur qui refusent de fermer les yeux et de baisser les bras.

Humblement, je souhaite que ce film-documentaire puisse permettre de réaliser à quel point les humains ont besoin d’amour et que ce n’est pas le gouvernement qui peut s’en charger. Des réformes en profondeur s’imposent, mais pas seulement dans les services offerts. Un fonctionnaire ne remplacera jamais un parent.

Le Québec peut-il vraiment être fou de ses enfants au lieu d’en rendre fou un bon nombre ?

Mot de Denise Robert, productrice

Les Voleurs d’enfance donne la parole à ceux qui ne l’ont jamais eue. Le film met en lumière une réalité que l’on préfère ignorer.

Je crois sincèrement que la seule façon de réussir le Québec et d’assurer son avenir, c’est en réussissant tous et chacun de nos enfants.

Entrevues à Maisoneuve en Drect:

http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/04102005/64596.shtml

http://www.radio-canada.ca/Medianet/CBF/MaisonneuveEnDirect200510041215_1.asx

http://www.radio-canada.ca/Medianet/CBF/MaisonneuveEnDirect200510041308_1.asx

 

 

Christine tout court

http://carnets.ixmedia.com/christine/archives/009186.html

Comme plusieurs, je suis ressortie bouleversée par ce documentaire poignant. Je dois dire que tout le battage médiatique m'avait un peu refroidi, surtout les réactions mielleuses des autorités interpellées dans leur conférence de presse. Mais le documentaire vraiment, j'ai été fessée. Pourtant, je connais très bien le centre jeunesse à Beauport et son fonctionnement, et j'ai eu des cousins placés en centre d'accueil très jeunes. Donc les changements incessants de travailleurs sociaux et d'avocats et souvent l'impuissance de la famille proche ont fait partie de mon enfance et il teinte sans aucun doute ma perception.

Le traitement subit par certains enfants est certes choquant, mais vraiment ce qui choque encore plus c'est le système en lui-même de par son nombrilisme et son je m'en foutisme frôlant l'arrogance. Bien entendu, Hotte et Delisle ont effectivement l'air de deux crétins et je suis stupéfaite qu'à paraître aussi mal, ils soient encore en poste aujourd'hui.

Comme pour les autres services publics, je maintiens la même chose : c'est pas de davantage de fric dont on a besoin, mais de diminuer les intermédiaires et de rétablir une réelle relation de service à la population. Et ça ne condamne pas la DPJ dans son ensemble, mais il faut reconnaître que depuis sa création on entend rarement parler de ses bons coups, mais plutôt de ses ratés incroyables. Quand on apprend que le tyran de Beaumont a sévi aussi longtemps, entre autres, parce que c'était l'été et que le service est plus difficile à suivre...

C'est un signal important pour nous alarmer que nous devons nous relever les manches et travailler collectivement à faire avancer notre société sans que les enfants maltraités soient perdus d'avance.

octobre 10, 2005

 

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