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Pourquoi les modifications proposées à la Loi de la Protection de la Jeunesse ne règleront rien?http://www.pierreyvesboily.com/?p=1021
Parce que la DPJ s’estime plus performante que les parents, ce qui ne correspond en rien à la réalité depuis 30 ans.
Parce que la DPJ se plaint du manque de resources et de l’incompétence des autres, copiant ainsi le discours des parents qu’elle prétend «évaluer».
Parce que les «spécialistes» consultés par le Ministère sont les mêmes depuis le début.
Parce que les cadres de la DPJ vivent sous la menace des tribunaux et des médias et transfèrent cette menace aux intervenants qui, à leur tour, menacent les parents pour que ceux-ci cessent … de menacer les enfants.
Parce que la formation donnée à l’Université et dans le réseau est tragiquement inadéquate, moralisatrice et anti-familiale.
Parce que la «psychologie de l’enfance» évoquée en arrière-plan des réformes successives n’a aucun autre fondement que culturel même si elle s’affuble pompeusement du titre de«psychologie clinique».
Parce que la DPJ se soumet aux mêmes règles disfonctionnels que les systèmes violents soient: le secret (pseudo-professionnel); la disqualification des parents et ensuite des enfants «non-collaborateurs»; l’exclusion comme processus de solution.
Comment la Protection de la Jeunesse pourrait-elle devenir efficace?
En remplaçant toute forme de menace du système juridico-socio- famililal par des ouvertures explicites et concrètes à la responsabilité collective des enfants.
En se positionnant clairement en alliance et en support aux parents.
En formant les intervenants au support parental.
En exigeant des formateurs et des superviseurs cliniques capables d’agir AVEC les dynamiques familiales plutôt que des formateurs issus de doctorats et habiles dans les concepts juridico-administrtaifs.
En développant une approche qualifiante des modes de survie des familles plutôt qu’un catalogue de déficiences des personnes (si ce catalogue ‘doit’ servir, qu’on l’applique d’abord aux cadres du ministère et de la DPJ).
Le Bien-être des enfants est un cheval de bataille facile et dangereux; le support aux parents est une profession difficile et très efficace.
Marc-André dit :
15 décembre 2009 à 7 h 14 min
Bonjour, j’ai 25 ans et je suis un ancien «bénéficiaire» (comme ils les appellent) des centres jeunesses (le pavillon jeunesse Lanaudière à Joliette,pour être plus précis.). Je suis en parfait accord avec les propos tenus par Guilaine, et croyez moi, je suis bien placé pour vous en parler. J’ai commencé ce parcours long et pénible à l’âge de 12 ans, j’ai fais 6 fois du foyer de groupe, et ensuite 2 ans de centre d’acceuil. Ainsi, je suis à même de pouvoir vous dire qu’absolument rien n’est fait pour améliorer le comportement des jeunes, c’est tout simplement de la répression. Ils m’ont empêché de vivre mon adolescence, période de ma vie que je ne récupérerai jamais! Par un miracle quelconque (motivations personnelles extrêment forte) j’ai obtenu mon DEC en comportement humain en 2007 et je suis en train de finir un baccalauréat en administration des affaires. Je suis fort probablement un des seuls sinon LE seul au canada ayant eu ce cheminement. Je crois être en mesure de faire une analyse critique du système de réforme pour les jeunes que sont ces institutions, je possède les qualifications requise ainsi que le bagage de vie nécéssaire. Dans cette même optique, je dirais au dernier commentateur, en tentant de régulariser ou plutot d’euphémiser mes propos, de bien vouloir taire son propos s’il ne sait pas de quoi il parle. JE L’AI VÉCU TABARNAK, et je peu vous dire une chose….ILS M’ONT PRIS DES ANNÉES DE MA VIE….tout cela ne m’a pas rendu meilleur, j’ai tout simplement été totalement désilusionné à l’âge de 12 ans!!!!
Guylaine dit :
16 juillet 2009 à 11 h 28 min
Certe il y a place à mon avis pour un support aux parents mais, malheureusement, certains parents sont insupportables et refusent même de l’être, si vous voyez ce que je veux dire. Comment orienter l’intervention de l’État dans ces cas?
En ce moment l’intervention est répressive, agressive et violente.
Répressive: on enferme le jeune, on le prive de ses droits les plus fondamentaux comme « aimer et être aimer », la liberté, la possibilité de se développer, la liberté de penser et la liberté d’expression, etc…
Agressive: le jeune en centre jeunesse passe ses grandes journées à se faire agresser sur le plan psychologique, verbalement, et physiquement aussi par des coktails de médications douteux (ils sont des cobayes de la psychiatrie) qui lui sont imposés… Ce système tient le jeune responsable de sa situation alors que la réalité est que ce jeune provient d’un milieu disfonctionnel. C’est ainsi qu’on l’agresse et c’est la façon d’intervenir auprès de lui, d’elle.
Violente: toute résistance à ce traitement inhumain de la part du jeune sera réprimée en l’isolant, plusieurs JOURS s’il le faut dans le petit coqueron que le système nomme « chambre ». Si le jeune persiste dans sa résistance soi par des cris incessants, des lancements d’objets, des injures (tout à fait justifiés dans le contexte de privation de tous ses droits), il se fera mettre dans une salle d’isolement de force par des gardiens de sécurité. Auparavant on aura pratiqué une contention, méthode barbare visant à l’immobiliser au sol avant de l’isoler, qui l’aura peut-être blessé ou même tué dans certains cas(voir la méthode de contention).
Le système actuel détruit le jeune, il ne l’aide aucunement.
J’appelle les centres de la DPJ des poubelles sociales visant à cacher la misère aux honnêtes citoyens et surtout…les débarasser.
Voici comment l’État pour être utile aux jeunes et efficace, devrait orienter son intervention.
Dans un premier temps cesser de considérer le jeune comme le problème, comme un délinquant à redresser (pour ne pas dire un chien puisque les méthodes utilisées en centre jeunesse sont le béhavioriste qui vient des expériences de Pavlov sur son chien… sauf qu’eux n’utilisent pas vraiment le renforcement positif, ils axent plutôt sur le renforcement négatif…) et comme un patient (je fais allusion à l’industrie pharmaceutique et aux pédos psychiatres que, telle des sangsues ou des vampires, s’abreuvent de la misère de ces jeunes en les détruisant de plus bel avec leurs psychotropes licites (voir les effets secondaires de ces merdes prescrites pour vous en convaincre).
Changer radicalement D’APPROCHE
Considérer le jeune comme ce qu’il est:
1-une victime et
2-une personne humaine ayant besoin de s’épanouir.
L’État qui prend en charge une jeune vie humaine doit agir comme des bons parents le feraient. Outre la base de l’habillement et du logement, et la protection contre les drogues… l’État devrait voir à l’instruction, à la formation, au développement culturel, artistique, scientifique et sportif de ces enfants, comme le font de bons parents. Pour que même si leur situation familiale de départ les handicape, ils puissent continuer à vivre et à se développer et même à s’épanouir normalement.
Comment? Par des cours de cuisine, de musique, de peinture, de couture, d’ébénisterie, de mécanique, d’informatique, de la chasse, de la pêche,du cyclisme, du jardinage, tout ce qu’ils voudront faire, comme des jeunes normaux, en plus des matières académiques standard. Et ces cours ne devront pas être donnés par des éducateurs selon le gré de leurs fantaisie mais par de vrais experts en chaque matière sur la base de plusieurs années, pour un réel développement du potentiel. Dire à ces jeunes qu’ils sont comme tout le monde et le leur prouver en leur permettant de se réaliser, d’aller vraiment jusqu’au bout dans une discipline donnée, de se trouver bons dans quelque chose et de l’être effectivement grâce au support professionnel offert, afin qu’ils développent leurs talents car ils en ont.
Ça coûte chers? Un prof de musique coûte la même chose qu’un psycho-éducateur. Coupons le temps du second qui passe son temps non pas à développer le jeune mais à le juger, et donnons en au premier!
De plus,combien coûte et coûtera à la société les loques humaines incapables de quoi que ce soit, parce que tout ce qu’ils font entre les murs à part de se faire dire qu’ils sont des bouts de ligne et de se faire réprimer, est de regarder la télé et de se faire bourrer de médicaments, que ce système génère actuellement?
Combien coûtent à la société juste les médicaments avec lesquels on les bourrent actuellement pour les tenir bien tranquilles, pour reprendre une expression, les camisoles chimiques?
Maintenant songez à ce que rapportera à la société un bon cuisinier fier de l’être, une peintre fier de l’être, un mécanicien, un informatitien?
Débarrassés des psys de tout acabie (parasites vampires qui se repaissent de leur condition malheureuse et la perpétue en s’assurant un avenir…) qui gaspillent leur précieuse vies en les redressant comme des chiens et en les « soignant » comme des malades, ils pourraient
1-être heureux
2-rapporter énormément à la société en travaillant comme tout le monde au lieu de devenir des assisté sociaux ou des malades psychiatriques, ou des gens de la rue, ou des détenus!
Ça ça coûte cher! Très cher. L’autre option d’investir quand il en est encore temps, au contraire, rapporte, au jeune premièrement qu’on aiderait vraiment et à toute la société.
Actuellement les jeunes sortent de là encore plus handicapés qu’ils ne l’étaient en entrant. On leur aura enlevé le peu de confiance en soi et d’estime de soi qui leur restait peut-être en entrant.
C’est plus que d’enlever l’estime de soi et la confiance en soi qu’ils font. C’est de la miner totalement en convainquant le jeune qu’il est moins que de la merde, incapable de quoi que ce soit. Ils lui ancre bien cela dans la tête et ne lui fournissent aucuns moyens de penser le contraire car il n’apprend à rien faire dans ces maudits murs (contrairement aux prisonniers qui eux sont bien mieux traités côté formation).
Le cas de Vincent Boucher au Québec est éloquent. Ce jeune a refusé tout ce que le système DPJ lui avait envoyer de merde et est allé dans l’autre extrême une fois débarassé du système. Mais malheureusement c’est un cas extrêmement rare et unique. La plupart des jeunes réagiront au contraire en s’écrasant et en se tappant eux-même sur la tête par la suite, c’est ce que les psycho leurs auront appris, durant de nombreuses années, ils n’accompliront pas grand chose de leur vie qu’ils estime sans aucune valeur.
Sur le plan affectif ces jeunes ont aussi besoin d’une famille. Je propose à l’intervention gouvernementale le modèle de la communauté de l’Arche de Jean Vanier qui oeuvre auprès des personnes handicapées pour les désinstitutionnaliser. Les communautés de l’Arche procure à la personne lourdement handicapée une alternative au placement en institution froid et inhumain, ou l’on y vient pour « travailler » « faire son chiffre ». La personne handicapée est placée au sein d’une communauté de personnes qui se « donnent » en vivant avec ceux et celles qu’elles aident.
Une chose ne semble pas avoir été constatée au Québec. Quand les communautés religieuses furent remplacées par les institutions d’État auprès des démunis, l’objectif visé dans le coeur de ceux qui aidaient n’étaient plus du tout le même. Pour les premières, le moteur était la charité chrétienne, le pur amour. Pour les secondes le motif était sa carrière personnelle et le désir d’expérimenter sur des personnes les théories des sciences humaines.
Il nous incombe donc de revoir tout le système d’éducation spécialisé et de psycho éducation basé non sur les besoins de la personne que l’on « aide » mais sur les besoins de professionnels qui veulent une carrière et la justification de leurs interventions d’abord par des théories des sciences humaines.
Pourquoi ne pas essayer un projet pilote en créant une Arche selon le modèle de Jean Vanier pour des jeunes qui auraient normalement étés placés en centre jeunesse?
Enfin, j’attire votre attention sur le fait inquiétant que la tendance de considérer l’enfant ayant des troubles de comportement dus à une éducation et à un encadrement inadéquat de la part de sa famille naturelle, comme un patient à soigner et un délinquant à redresser, tend lourdement à sortir des murs de la DPJ pour s’infiltrer dans nos écoles du Québec. Nous retrouvons de plus en plus de psychologues, de psychoéducateurs et d’éducateurs spécialisés en mal d’une bonne job, intervenant avec leur méthodes douteuses et sauvages auprès des enfants et imposants même leur médecine aux familles en les forçant de l’accepter sous peine d’expulsion de l’école de leurs enfants…
Et si le grand manitou spécialiste le dit, que faire? Les salles d’isolements, la répression verbales par les éducateurs, les psychotropes ayant des effets secondaires extêmements nuisibles pour la santé psychique et physique de ces enfants, nos enfants, sont déjà dans les écoles en train de…détruire.
Ce ne sont pas les enfants de Duplessis là, que le gouvernement en passant, dédommage hypocritement actuellement. Hypocritement parce qu’il dédommage d’une main les enfants de Duplessis pour les avoir traités en malades psychiatriques alors qu’ils ne l’étaient pas et, avec son autre main, il continue de traiter des enfants normaux en malades psychiatrique aujourd’hui même, avec cette autre main appellée: « services sociaux » pour ne pas dire « sévices sociaux. »
Oui il y a, aujourd’hui, les enfants de Charest!
Moi, j’entends leurs cris et c’est pourquoi j’interviens sur ce site.
Et vous?
Sam dit :
29 janvier 2008 à 7 h 19 min
bonjour à vous, je suis entierement d’accord avec vous, le zèle et l’incompétence de certains intervenants de la dpj est innacceptable !ce systeme est completement corrompu et intouchable et je sait de quoi je parle…,pourtant les média et les victimes ,parents,enfants ont dénoncé ces faits .comment ce fait il qu il n y ai pas de commission d enquete encore a ce jour?????? pourquoi le gouvernement ne fait rien ,au contraire c’est l’omerta,la loi du silence!!! il s aggit de nos enfants??? qu’attendent ils pour agir? Seul M.dumont a parlé d une demande de commission d’enquête !