Pourquoi les modifications proposées à la Loi de la Protection de la Jeunesse ne règleront rien?http://www.pierreyvesboily.com/?p=1021
Parce que la DPJ s’estime plus performante que les parents, ce qui ne correspond en rien à la réalité depuis 30 ans.
Parce que la DPJ se plaint du manque de resources et de l’incompétence des autres, copiant ainsi le discours des parents qu’elle prétend «évaluer».
Parce que les «spécialistes» consultés par le Ministère sont les mêmes depuis le début.
Parce que les cadres de la DPJ vivent sous la menace des tribunaux et des médias et transfèrent cette menace aux intervenants qui, à leur tour, menacent les parents pour que ceux-ci cessent … de menacer les enfants.
Parce que la formation donnée à l’Université et dans le réseau est tragiquement inadéquate, moralisatrice et anti-familiale.
Parce que la «psychologie de l’enfance» évoquée en arrière-plan des réformes successives n’a aucun autre fondement que culturel même si elle s’affuble pompeusement du titre de«psychologie clinique».
Parce que la DPJ se soumet aux mêmes règles disfonctionnels que les systèmes violents soient: le secret (pseudo-professionnel); la disqualification des parents et ensuite des enfants «non-collaborateurs»; l’exclusion comme processus de solution.
Comment la Protection de la Jeunesse pourrait-elle devenir efficace?
En remplaçant toute forme de menace du système juridico-socio- famililal par des ouvertures explicites et concrètes à la responsabilité collective des enfants.
En se positionnant clairement en alliance et en support aux parents.
En formant les intervenants au support parental.
En exigeant des formateurs et des superviseurs cliniques capables d’agir AVEC les dynamiques familiales plutôt que des formateurs issus de doctorats et habiles dans les concepts juridico-administrtaifs.
En développant une approche qualifiante des modes de survie des familles plutôt qu’un catalogue de déficiences des personnes (si ce catalogue ‘doit’ servir, qu’on l’applique d’abord aux cadres du ministère et de la DPJ).
Le Bien-être des enfants est un cheval de bataille facile et dangereux; le support aux parents est une profession difficile et très efficace.