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Il y a quelques années, les centres de réadaptation de la DPJ, qui hébergent environ 3,000 enfants en difficulté, faisaient face à de virulentes critiques. La commission des droits de la personne les a même déjà comparés à des prisons.
La situation a bien changé depuis. En novembre 2007, la loi de la protection de la jeunesse a été amendée. Résultat, ce n'est que dans des cas extrêmes et dangereux… qu'on peut maintenant restreindre la liberté d'un jeune.
J.E. a appris que le nombre de fugues en centre de réadaptation a considérablement augmenté depuis que ces règles ont changé. Et comme vous allez le voir, dans certains cas, ces fugues peuvent avoir des conséquences dramatiques pour les jeunes.
François a porté plainte concernant cette situation au Commissaire aux plaintes et à la qualité des services du Centre jeunesse où est hébergée sa fille.
Dans son rapport final, le commissaire a conclu que le personnel de l'unité a bien accompli son travail.
Il précise que seule la dernière et quatrième fugue aurait pu être évitée, mais qu'elle a tout de même eu lieu parce qu'une porte qui devait être verrouillée selon les normes d'incendies… ne l'était pas.
Saviez-vous que…
il y a environ douze mille enfants québécois qui sont placés à l'extérieur de leur famille… en raison d'abus, de négligence ou d'abandon de la part de leurs parents… ou parfois, parce qu'ils ont de graves problèmes de comportements.