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Le niveau d'inquiétude est monté d'un cran dans le dossier concernant la disparition de l'adolescente Johannie Rodolphe depuis que sa mère a reçu un mystérieux appel, la semaine dernière, d'un jeune homme qui promettait le retour de sa fille.
Dany Doucet
Le vendredi 3 décembre 2010
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/faitsdiversetjudiciaires/archives/2010/12/20101202-035300.html
Il était environ 21 h, mardi dernier, lorsque Valérie Proulx, qui est sans nouvelle de sa fille depuis le 4 novembre, a reçu un bien curieux appel à la maison.
«C'est un jeune homme à l'accent haïtien qui m'a dit de ne pas m'inquiéter, que ma fille était avec lui, au chaud à Verdun, qu'il me la ramènerait à la maison dans deux jours», a raconté Mme Proulx.
Les policiers ont toutefois retracé l'appel qui n'a cependant pas été fait depuis Verdun, mais plutôt à partir d'une cabine téléphonique située dans le quartier Saint-Michel, en face du 3624 boulevard Henri-Bourassa
Pour la police de Laval qui mène cette enquête, tout comme pour la mère, il ne fait aucun doute que le jeune homme était à tout le moins en possession des effets personnels de la jeune disparue.
«L'individu a cité les informations qui se trouvent sur le baptistaire de Johannie et sur sa carte d'école. C'est pourquoi nous sommes convaincus qu'il était au moins en possession de son sac», note le lieutenant Daniel Guérin, du service de police de Laval.
Était-elle là ?
Le coup de téléphone a aussi été passé directement au domicile de Mme Proulx, un numéro qui n'est pas diffusé sur les affiches de recherche, ni médiatisé.
Ce qu'on ignore et qu'on aimerait beaucoup savoir, c'est si Johannie Rodolphe, 15 ans, se trouvait à ses côtés lors de cet appel.
«En tout cas, il n'a jamais rappelé», dit Mme Proulx.
Fugue ou enlèvement ?
Mme Proulx, 35 ans, croit depuis le début que sa fille est en fugue, car elle en a déjà fait d'autres d'une journée ou deux, mais ce mystérieux appel lui laisse croire qu'elle pourrait maintenant être retenue quelque part contre son gré.
Elle soupçonne sa fille, qui devait être définitivement libérée après Noël d'un centre d'accueil après deux ans, d'être tombée aux mains d'un gang de rue.
"Je pense qu'ils l'ont gâtée...
«J'ai toujours eu cette peur-là parce que Johannie se plaçait toujours dans des situations compromettantes. Elle veut tellement se faire aimer qu'elle est prête à faire n'importe quoi avec les garçons.»
Commis dans un bureau d'assurance, Mme Proulx et les grands-parents de Johannie ont néanmoins placardé la ville d'affiches, en vain.
L'adolescente n'utilise plus son compte Facebook depuis sa disparition.
«Toute la famille, on n'arrêtera jamais de la chercher», promet sa mère.
* Johannie souffre d'un trouble d'anxiété et doit prendre des médicaments. Elle serait partie sans ces derniers.