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Agressions Sexuelles au Mont-D`Youville

Un éducateur du Mont-D'Youville plaide coupable d'agressions sexuelles(le Mont-D`Youville est un centre jeunesse de la région de Québec)
Un ancien éducateur au Mont-D'Youville, John-Anthony O'Reilly, a plaidé coupable jeudi à des accusations d'agression sexuelle et de voies de fait infligeant des lésions contre deux jeunes. Le mois dernier, l'homme de 64 ans avait plaidé coupable de crimes identiques contre trois autres jeunes.

«C'est une bête, un sadique!» a déclaré l'une des victimes après le passage d'O'Reilly en cour. «Ça fait longtemps que j'attends ça, mais je suis persuadé qu'il y a d'autres victimes», a déclaré l'homme maintenant âgé de 48 ans.
Au total, donc, O'Reilly a reconnu avoir infligé des sévices sexuels et physiques à cinq garçons âgés de 12 à 14 ans, entre 1966 et 1975. Quatre de ces jeunes séjournaient au Mont-D'Youville à ce moment, tandis que le cinquième vivait dans l'entourage du pédophile.
Au moment où les parties devaient faire leurs représentations sur la peine à infliger pour ses crimes à l'égard des trois premières victimes, il a dû comparaître pour répondre des accusations à l'égard des deux autres. Il a plaidé coupable séance tenante.
 
Un rapport prédécisionnel avait été préparé en vue des représentations sur la peine. En raison des nouvelles accusations, le juge Rémi Bouchard a toutefois ordonné une révision du rapport pour vérifier si elles y changent quelque chose.
La procureure de la Couronne, Me Carmen Rioux, a indiqué que certaines accusations correspondent à plusieurs sévices d'O'Reilly contre certains garçons, alors que d'autres jeunes n'ont été agressés qu'une seule fois.
L'homme ayant subi les agressions de l'accusé a assuré que ces gestes étaient connus au Mont-D'Youville. «La première fois, a-t-il d'ailleurs relaté, quelqu'un me tenait les jambes et il a baissé mon pantalon. Après m'avoir frappé, O'Reilly me demandait de l'embrasser sur la joue. Il me battait avec sa ceinture... Le même soir, il m'agressait physiquement et sexuellement, incluant la sodomie.»
Le quadragénaire victime du pédophile a par ailleurs confié avoir porté plainte contre lui une première fois, en 1996, mais celle-ci n'a pas été prise en considération. En 2006, deux autres hommes ont porté plainte en même temps que lui.
L'homme attribue aux mauvais traitements le fait qu'il ait ensuite été incapable de poursuivre ses études, puis qu'il ait sombré dans la drogue et le jeu pathologique. Toutefois, il ne cache pas sa fierté d'avoir repris sa vie en main, il y a 10 ans, après avoir été incarcéré pour avoir fait le trafic de stupéfiants, avouant tout de même qu'il trouve encore difficile de s'en sortir.
La cause d'O'Reilly reviendra devant le tribunal vendredi afin qu'on s'entende sur une date pour les représentations sur la peine.
www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201003/25/01-4264410-un-educateur-du-mont-dyouville-plaide-coupable-dagressions-sexuelles.php
 

Un ex-éducateur a fait

Un ex-éducateur a fait d’autres victimes

«C'est un sadique, un malade!»

John-Anthony O’Reilly a reconnu, jeudi, avoir fait d’autres victimes d’abus physiques et sexuels à l’époque où il était chef éducateur au Mont d’Youville, un centre d’accueil pour enfants qui a fermé ses portes dans les années 90.

 

L’homme, aujourd’hui âgé de 64 ans, a plaidé coupable à trois nouveaux chefs d’accusation concernant deux nouvelles victimes qui se sont manifestées après avoir vu l’affaire dans les journaux. L’un deux, âgé de 12-13 ans en 1966-1967, était dans l’entourage de l’accusé alors que l’autre garçon de 12 ans était sous son autorité au Mont d’Youville en 1974 à Beauport.  

  O’Reilly avait déjà reconnu ses crimes aux dépens de trois autres mineurs. Il avait plaidé coupable à des accusations d’attentat à la pudeur, de grossière indécence, de voies de fait et de voies de fait armées (il utilisait une ceinture pour corriger sévèrement l’une des victimes). Hier, il a plaidé coupable à de nouveaux chefs d’attentat à la pudeur, de grossière indécence et de voies de fait.

  Les représentations sur la peine, prévues hier, ont été reportées en raison du dépôt des nouvelles accusations. La Couronne a demandé un complément au rapport pré-sentenciel. «On sait maintenant que ces crimes là se sont passés sur deux décennies.

La justice va se donner le temps de regarder les faits en lien avec les accusations pour voir de quel ordre sera la peine à être prononcée», a déclaré Me Carmen Rioux du ministère public. L’homme connaîtra sa sentence dans quelques mois. 

  Un «sadique» selon une victime  

«Il me battait avec la ceinture. Il me la montrait avant, puis, après m’avoir «strapé», il me demandait de l’embrasser sur le bord de la joue...c’est un malade! Le même soir, il est venu me chercher dans mon dortoir et il m’a agressé physiquement, sexuellement, c’est allé jusqu’à la sodomie. C’est une bête...c’est un sadique, un malade!», a déclaré une victime qui a accepté de raconter son calvaire aux médias. 

  «Moi, ça fait au-dessus de vingt ans que j’attends ça... J’ai fait la première plainte en 1996 mais on n’avait pas pris ça en considération. Par la suite, deux autres personnes se sont ajoutées et on a fait une plainte en 2006», a confié l’homme de 48 ans qui est à l’origine de l’enquête policière. «Je sens une libération mais j’ai encore besoin d’aide. Ça m’a vraiment affecté ces gestes là et j’invite les gens qui ont vécu des choses comme ça de dénoncer ça, même si c’est difficile. Je suis persuadé qu’il y a (peut-être) encore d’autres victimes», a-t-il lancé.

 
 
 

lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/faitsdiversetjudiciaires/archives/2010/03/20100325-183055.html

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