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À huit ans, il faisait partie des «extras» offerts au salon de massage

GRANBY - Une mère et une grand-mère d’un garçon de huit ans, reconnues coupables en janvier dernier d’agression sexuelle et de proxénétisme envers le petit, étaient au palais de justice de Granby, vendredi, pour les représentations sur sentence.

Gramby - À huit ans, il faisait partie des «extras» offerts au salon de massage
 

Agence QMI 
Audrey Ruel-Manseau
Le 18/03/2011

http://www.canoe.com/archives/infos/societe/2011/03/20110318-183105.html

 

Entre mars 2006 et août 2007, la mère et la grand-mère d’origine chinoise, dont on doit taire l’identité pour protéger celle du garçon, ont incité le petit, âgé de 8 ans à l’époque, à avoir des contacts sexuels avec des clients du salon de massage «avec extras» de la grand-mère.

 

«Aujourd’hui, j’étais certain qu’elles prenaient le chemin de la prison toutes les deux», a confié l’avocat de la défense, Gilles Daudelin.

 

Toutes deux reconnues coupables en janvier dernier de proxénétisme et d’une dizaine, voire une vingtaine d’agressions sexuelles à titre de complices, c’était l’heure des représentations sur sentences, vendredi.

 

Le juge a pris la cause en délibéré et prononcera les sentences le 9 mai.

«Ça a été mieux que je l’escomptais, a dit l’avocat de la défense. Qu’il (le juge) prenne en délibéré, c’est quand même intéressant.»

 

La Couronne ne s’attendait pas à un prononcé de sentence immédiat.

«C’est dans la norme que le juge prenne ce dossier-là, surtout en raison de la gravité des accusations, en délibéré», a dit Me Claude Robitaille.

 

La couronne a souligné à plusieurs reprises l’abus de confiance dont avaient fait preuve la mère et la grand-mère, et la vulnérabilité de l’enfant, qui au moment des faits, était déjà suivi par le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ).

 

La défense, qui a porté le verdict de culpabilité en appel, ne cachait pas son malaise vis-à-vis cette situation: «Plaider une sentence alors que je ne crois pas à la culpabilité [de mes clientes], j’ai un problème avec ça. Alors je me disais : qu'est-ce que j’offre au juge?»

 

Aucune jurisprudence en semblable matière n’existe. Pour les deux parties, il était difficile d’établir un barème pour établir une peine adéquate.

 

«Vous avez entendu les faits. Effectivement, c’est très inusité, alors je n’ai pas trouvé dans la jurisprudence quelque chose qui pourrait se rapprocher de ce qu’on a vu là», a dit le procureur de la Couronne à sa sortie de la salle d’audience.

 

La Couronne a demandé, pour la mère, entre 12 et 18 mois de prison, et pour la grand-mère, 3 ans de pénitencier. La défense demande plutôt une peine de 18 mois à purger dans la collectivité pour la mère, et 18 mois de prison pour la grand-mère. 

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